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Projet Neurocysticercose

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Développement d’outils diagnostiques

immunologiques pour la neurocysticercose

Une importante proportion de gens qui vivent dans les régions où la neurocysticercose est endémique n’ont pas accès à l’imagerie médicale. En collaboration avec des chercheurs indiens et américains, La Chaire explore dans quelle mesure les protéines dans le sérum ou les gènes dans les cellules du sang pourraient offrir des voies pour un diagnostic plus accessible et pour comprendre la pathogénie de la neurocysticercose. Nos résultats montrent que l’inflammation est une caractéristique pathologique majeure présente chez les patients atteints de neurocysticercose, et que ce processus inflammatoire cérébral peut être détecté dans le sang périphérique et le sérum.

La recherche a démontré que 14 gènes de monocytes du sang périphérique, impliqués dans la signalisation de l’inflammation immunitaire innée et des cytokines pro-inflammatoires, s’expriment différemment lorsque l’inflammation autour des lésions de neurocysticercose se résout après le traitement. Ces gènes permettent également de distinguer entre l’inflammation de la neurocysticercose celle d’infection de tuberculose dans le cerveau.

La spectrométrie de masse a confirmé le rôle important joué par les processus inflammatoires. Le projet a montré que deux protéines dans le sérum pouvaient prédire les patients avec des lésions actives qui se résoudront complètement après traitement par rapport aux lésions qui se calcifieront, nécessitant un traitement à long terme pour contrôler les crises d’épilepsie, ouvrant de nouvelles pistes de traitement visant à réduire la calcification des lésions.

Ces découvertes, selon lesquelles les profils de gènes et de protéines délimitant les voies inflammatoires sont importants pour la pathologie de la neurocysticercose, suggèrent le potentiel de cibler l’inflammation pour le traitement.

Une autre découverte novatrice de cette étude est l’identification de protéines de Taenia solium à de faibles niveaux dans le sérum des individus infectés et non infectés vivant dans des régions endémiques. La nature immunomodulatrice de la plupart de ces protéines parasitaires peut sensibiliser l’hôte à l’infection et également influencer le cours et l’issue d’une infection. Ces réponses biologiques peuvent contribuer à la prévalence des infections dans les zones endémiques.

This content has been updated on 11 March 2025 at 10h39.